« Le prêt familial, ou comment aider ses enfants sans s’appauvrir »
21 octobre 2026
Article de Léa Desmet pour Le Point
Interview de Stéphane Micheli
Alors que l’accès à la propriété se complique, le prêt familial a tout de la bonne solution. Face à destaux de crédits immobiliers qui devraient remonter et atteindre 4 % d’ici à la fin de l’année, l’équationfinancière pour accéder à la propriété se complique davantage, avec un risque accru de refus deprêt. Une des solutions possibles ? Se tourner vers des parents pour bénéficier d’un prêt familial.Cette entraide entre générations a de nombreux atouts.
D’abord, le taux d’intérêt pratiqué est libre et souvent même « cadeau » (nul ou à un niveau symbolique). Ensuite, l’obtention des fonds est rapide. Pas besoin de passer par le fastidieuxprocessus de demande de crédit imposé par les banques, qui opèrent un examen minutieux dudossier, le tout dans le respect de délais légaux incompressibles. Troisièmement, « cette solutions’avère moins onéreuse en frais annexes car il n’y a pas de garantie hypothécaire, ni même decaution », précise Gwénola Devallet, notaire à Paris.
Le prêt familial doit néanmoins « respecter un certain formalisme afin d’éviter d’éventuels conflits futurs », insiste Stéphane Micheli, avocat en droit des successions au sein du cabinet Herald. Au-delà de 1 500 euros, un contrat doit être écrit et signé par le prêteur et l’emprunteur, en précisant lasomme, le taux d’intérêt pratiqué, la durée du prêt et les modalités de remboursement.