La révision du SREP : vers une supervision bancaire plus exigeante

 

 

Paris, le 29 octobre 2026

 

Article publié dans Option Finance

 

|Banque-Finance|

 

Photo de l'avocat Photo de l'avocat

Christophe Jacomin          Nour Neggaz

 

Le 26 juin 2026, l’Autorité bancaire européenne (« EBA ») a publié ses lignes directrices révisées relatives aux procédures et méthodologies communes du Supervisory Review and Evaluation Process (« SREP ») et aux tests de résistance prudentiels. Elles s’appliqueront à compter du 1er janvier 2027 et remplaceront notamment les lignes directrices SREP EBA/GL/2022/03 ainsi que celles relatives à l’évaluation du risque TIC (EBA/GL/2017/05). Cette révision s’inscrit dans l’objectif de simplification poursuivi par l’EBA, avec une réduction d’environ 30 % du corpus, sans modifier l’architecture ni les finalités du SREP, mais en visant une supervision plus efficiente et davantage proportionnée aux risques.

 

1. Un SREP davantage intégré et prospectif

 

La principale évolution réside dans la consolidation, au sein d’un cadre unique, de problématiques désormais centrales dans la supervision bancaire, notamment les risques ESG et TIC. Les risques TIC, auparavant couverts par des lignes directrices spécifiques, sont désormais intégrés au corpus général du SREP, avec une prise en compte renforcée du règlement DORA et de la résilience opérationnelle. La qualité de la gouvernance, de la gestion des données et de la résilience informatique, ainsi que l’identification des risques climatiques, peuvent ainsi peser plus directement dans l’appréciation SREP de l’établissement. Le dispositif devient également plus prospectif. Les nouvelles lignes directrices consolident le cadre applicable aux tests de résistance prudentiels et précisent leur utilisation dans le SREP. Leurs résultats contribuent notamment à l’évaluation de l’adéquation des fonds propres de l’établissement dans différents scénarios de crise.

 

[Lire la suite sur le site d’Option Finance]